mercredi 28 octobre 2009

Rencontre annuelle du sport à Avon

C’était une première : le mardi 20 octobre 2009, la ville d’Avon a accueilli à la Maison dans la Vallée la rencontre annuelle du sport organisée par le Conseil général de Seine et Marne. Tous les acteurs du sport de notre département se sont retrouvés, pour un temps de dialogue, dans notre ville très sportive et fière de ses 5000 licenciés. Les comités départementaux cotôyaient le sport scolaire, le sport nature et le haut niveau. La soirée, organisée autour de tables rondes, a été animée par différentes démonstrations de sports de combat.

Dans un très bon discours d’ouverture, Vincent Eblé, président du Conseil général, est revenu sur la politique sportive du département. « Le sport est une école de respect de soi-même et des autres », ces mots sont inscrits dans la charte départementale qui défend 4 grands principes fondamentaux : le sport doit être un acteur de développement durable, il doit être accessible à tous et pour tous, il est porteur de valeurs et enfin doit être au service de la santé et du bien être des pratiquants.

Vincent Eblé a exposé les multiples actions de l’année 2009 : la mise en place du schéma départemental des sports nature (le département veut faire de la Seine et Marne la première destination « durable » d’Ile de France), la signature d’une convention de 4 ans avec l’Union Nationale du Sport Scolaire pour développer la qualité du sport dans les collèges et les lycées, le challenge Thuram qui a réuni de jeunes footballeurs lors d’un tournoi animé par Lilian Thuram, avonnais de cœur, et enfin le soutien au sport de haut niveau.

Le président du Conseil général a terminé son allocution en revenant sur la situation actuelle du département. La crise économique frappe de plein fouet : le nombre de transactions immobilières a baissé de 30%, privant le département de 50 millions d’Euros de recettes sur les droits de mutation. Les bénéficiaires du RSA sont de plus en plus nombreux et indemnisés par le département. L’Etat a transféré de lourdes charges sans compensation (35 millions d’Euros en 2009). La situation financière est critique, et oblige le département a réduire ses actions et ses subventions. Première conséquence : l’aide versée aux communes pour favoriser l’apprentissage de la natation aux enfants des écoles primaires est supprimée, les communes vont devoir prendre le relais.

Les collectivités locales n’ont aucune visibilité pour 2010 : la réforme de la taxe professionnelle risque de leur faire perdre une partie de leurs recettes et de leur autonomie. L’Etat, déséquilibré par une dette gigantesque, est en quasi faillite et n’assure plus son rôle. Dans ce contexte, la préparation du budget 2010 est un exercice des plus complexes.

mercredi 21 octobre 2009

Avon financera le Grand Parquet !


Intégration dans la communauté de communes du stade équestre du Grand Parquet de Fontainebleau, décision du conseil municipal du 6/10/2009.

Le Grand Parquet, route d’Orléans, est un haut lieu du sport équestre français où s’exercent les disciplines de dressage, de saut d’obstacles et de concours complet. Il attire tous les amateurs de chevaux et propose des réunions de très grande qualité.

La mairie de Fontainebleau veut faire de la cité impériale une capitale du cheval. Elle a décidé de rénover entièrement le Grand Parquet : un projet de près de 10 000 000 € d’investissements est lancé. Elle a demandé à la ville d’Avon de partager cette lourde charge, en confiant la gestion du site à la communauté de communes.

Tous les groupes d’opposition de l’agglomération ( ils représentent plus de 50% des électeurs) dénoncent ce projet pharaonique, une folie des grandeurs. Fontainebleau se dit capitale du cheval et veut jouer dans la cour des grands, mais en a-t-elle les moyens ? En France plusieurs villes sont sur les rangs : Chantilly, Saumur, Caen, Royan, La Baule, Bordeaux… Au niveau européen, la compétition est encore plus rude. Aix la Chapelle en Allemagne est une agglomération de 260 000 habitants soutenue par de puissantes entreprises ; les jeux équestres mondiaux 2006 y ont été brillamment organisés, en 2014 ce sera au tour de Caen.

Le sport équestre de haut niveau demande des investissements de plus en plus lourds. M. Le Maire d’Avon a promis que cela ne coûterait rien ou presque rien aux Avonnais. Mensonge politiquement incorrect : l’investissement initial ne sera pas totalement subventionné, chaque année des frais de maintenance proches du million d’euros seront inscrits au budget de fonctionnement de la CCFA. Tout cela pour la gloire de nos deux maires portés sur le show business, et peu préoccupés de la ruine de 30 000 habitants. Nous ne tolèrerons aucune dérive financière dans ce dossier.

Il y a pourtant dans notre cité un exemple réussi de rénovation : l’hippodrome de la Solle a été relancé avec beaucoup de talent par un ensemble de partenaires de la filière équestre associé au conseil général. Le projet n’a pas été tapageur mais réaliste, les promoteurs n’ont pas voulu copier l’hippodrome d’Auteuil, ils ont su garder le caractère sylvestre et magique du lieu pour attirer un public de parieurs avertis qui n’hésitent pas venir de la capitale pour assister à une réunion d’automne.

Ne pourrait-on pas imaginer une solution similaire ? Ne faut-il pas garder des ressources pour financer d’autres projets plus proches des besoins des Avonnais : une médiathèque, des équipements sportifs ouverts au plus grand nombre, une résidence pour personnes âgées ?

mercredi 14 octobre 2009

Avon bientôt sous surveillance vidéo

Création d’un conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance, décision du conseil municipal du 6/10/2009.

La mission, sur le papier, de ce conseil intercommunal est noble : être un lieu d’information et d’échange, définir les actions de prévention, évaluer les résultats au niveau de Fontainebleau-Avon.

Ce que va en en faire M. le Maire est beaucoup plus inquiétant : la CCFA est une officine opaque et non démocratique puisqu’aucun conseiller d’opposition n’y participe. Confier à l’intercommunalité ce conseil, c’est se lancer dans une politique trouble de la sécurité locale, sans contrôle par le citoyen.

Avons-nous une recrudescence de la délinquance ? Vivons-nous dans une banlieue difficile telle Le Val Fourré, Montfermeil ou Grigny ? Non : 80% des délits se produisent dans Fontainebleau centre…et on voudrait montrer Avon du doigt ? La police nationale fait son travail et garantit correctement l’ordre public.

Le coût pour la CCFA pourrait atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros par an pour l’entretien et le personnel d’exploitation (cf l'expérience menée à Montereau). Une belle somme quand on nous explique qu’il n’y a plus d’argent ! Ne vaudrait-il pas mieux travailler la prévention en ouvrant aux Fougères, avec le club des jeunes, un local d’animation au lieu de la « maison de justice » prévue par le maire, donner aux adjoints au sport et à la culture plus de moyens ? Un jeune sportif ou musicien est bien dans sa tête, c’est la meilleure des préventions…mais tous ne peuvent se l’offrir !

Car l’objectif, non mentionné dans le texte, est d’installer partout dans la ville des caméras…avec, comme argument essentiel, que cela ne coûtera rien aux Avonnais, puisque le « Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance » les financerait avec la CCFA : nos impôts et les revenus de la CCFA (taxe professionnelle des entreprises), proviennent pourtant bien de nos poches ?

Nous n’osons pas imaginer la rue Rémy Dumoncel sous vidéo-surveillance: 150 habitants y font leurs courses comme dans un village, demain il n’y en aura plus, la peur les retiendra à leur domicile. Nous n’osons pas encore croire que, dans la cave de la mairie, une équipe de shérifs surveillera jour et nuit les allées et venues des citoyens.

M. le Maire veut créer une milice dotée de moyens électroniques. Milice, ce nom nous rappelle de mauvais souvenirs : un comité d’éthique est à mettre en place de toute urgence en même temps que le conseil de sécurité.

Le groupe Proches de Vous dénonce cette dérive sécuritaire et totalitaire. Nous appelons tous les Républicains de droite et de gauche, épris de liberté, d’égalité et de fraternité à s’opposer à cette décision.

Avonnais, vous êtes maintenant informés des projets cachés de la mairie. Accepterez-vous de payer ? Accepterez-vous de privilégier la dérive sécuritaire à l’éducation ? Enseignants, éducateurs et animateurs de jeunes sont nombreux à Avon et font un excellent travail : soutenons-les plus clairement au lieu de créer la méfiance à tous nos coins de rues ! Nos jeunes ont besoin d’éducation, d’activités formatrices…et pas de surveillance de leurs moindres faits et gestes. Ils sont l’avenir, aidons-les et faisons-leurs confiance !

Ps : pour en savoir plus connectez vous sur http://www.rue89.com/2009/10/11/videoprotection-des-fonds-public-pour-une-grande-arnaque

jeudi 8 octobre 2009

Hommage en Alsace, à Paul Mathery, "Juste" avonnais


Dimanche 6 septembre 2009, au centre de la bourgade, sur le mur de la synagogue de Villé (Bas-Rhin), place de la Liberté, (que de symboles !), a été inaugurée lors d'une cérémonie simple et empreinte d'émotion, une plaque à la mémoire de Paul Mathéry, Juste parmi les Nations.
La plaque fut dévoilée conjointement par Marie-Thérèse Natta, fille de Paul Mathéry, par le maire de Villé (à droite sur la photo) et par le président de la communauté de communes du Val de Villé (à gauche).

Rappelons que l'Alsacien, Paul Mathéry, secrétaire de mairie à Avon à partir de 1941, a fourni en vrais faux papiers tous ceux qui avaient besoin d'échapper aux autorités d'occupation allemandes et à leurs complices de Vichy, et ce en accord avec le maire Rémy Dumoncel et le Père Jacques, directeur du Petit-Collège où étaient cachés de jeunes juifs pourchassés. Le 15 janvier 1944, Paul Mathéry fut arrêté une demi-heure avant le Père Jacques et trois enfants juifs, le quatrième réussissant à s'échapper.

Le titre de Juste parmi les Nations est attribué par l'institut Yad Vashem en Israël à ceux qui ont aidé des juifs au péril de leur vie, sans recherche d'aucun profit. A titre posthume, Rémy Dumoncel et le Père Jacques avaient reçu ce titre en 1985, Paul Mathéry en 2003.
Depuis 1945, des rues d'Avon portent le nom de Rémy Dumoncel et du Père Jacques, mais le nom de Paul Mathéry n'est encore porté par aucun lieu de sa commune d'adoption. Dommage !