Intervention du groupe Proches de Vous au conseil municipal du 8 février 2011
Il est grand temps de préparer la ville à la prise en compte du handicap. Tous les lieux publics devront être accessibles en 2015. Nous créons aujourd’hui une commission, mais il faut très vite mettre en place un plan d’action, des budgets et s’engager sur des réalisations concrètes. En 2013, année préélectorale, il y aura peu de place pour le handicap, en 2014 la nouvelle équipe ne lancera pas des travaux, il reste 2012.
Les chiffres sont là : ce sont plus de 12 millions de français qui souffrent d’une incapacité, d’une limitation d’activité ou d’un handicap. Le noyau dur c’est 1,2 millions de personnes. Le handicap peut être moteur, sensoriel, intellectuel ou psychique.
Beaucoup d’entre nous reçoivent des courriels de l’association « Mobilité réduite ». Chaque semaine ils nous interpellent. Jean-Michel Royere fait un excellent travail : souvenez-vous de son coup de gueule sur la restructuration du carrefour du Touring Club. Il a fallu reprendre les travaux pour se mettre aux normes. Souvenez-vous de son constat accablant : la communauté de communes a dépensé 5 millions d’euros pour rénover la gare qui est toujours inaccessible aux personnes à mobilité réduite. En faute, il y a ce tunnel de changement de quai impatricable aux personnes ne possèdant pas une forte motricité ( jeunes mamans avec poussette et bébé, adultes lourdement chargés, personnes âgées ).
Une enquête a récemment été publiée par Mobilité Réduite sur l’accessibilité à Fontainebleau : une note de 3,23 sur 10 a été décernée, soit un carton rouge et le qualificatif de « ville inaccessible ».
Commentaire final de l’association : « tout comme la commune voisine (Avon) faisant partie de la même communauté de communes, il y a encore beaucoup à faire ».
Nous avons besoin d’une commission qui travaille et publie sur Internet ses travaux.
Nous avons besoin d’une commission qui engage les travaux.
jeudi 10 mars 2011
Désignation de représentants à la commission pour l’accessibilité aux personnes handicapées à Avon
Libellés : Politique
mardi 1 mars 2011
Faut-il garder le stade du Rocher sous convention ONF?
Peut-on vendre par morceaux la forêt domaniale de Fontainebleau ?
Intervention du groupe Proches de Vous au conseil municipal du 8/2/2011
Un projet important est lancé pour moderniser le stade du Rocher situé rue du Rocher. Il est prévu de remplacer la pelouse naturelle par une pelouse synthétique et de rénover les vestiaires. Le stade est situé sur la commune de Fontainebleau, mais utilisé par le club de football de l'US Avon. Il est prévu que la commune d’Avon devienne propriétaire du terrain, aujourd’hui propriété de l’ONF, au terme d’un « échange de parcelles » : Avon achetant une parcelle de forêt privée située aux Ecrennes (près du Châtelet en Brie) et la remettant à l’ONF en échange du terrain du stade.
L’opération est-elle légale ?
Avant 2006, il fallait une loi pour vendre une parcelle de forêt domaniale, maintenant tout bois propriété de l’Etat peut être cédé par décret.
L'article L. 3211-5 du Code général des propriétés des personnes publiques, recodifié par l'Ordonnance n°2006-460 du 21 avril 2006 relative à la partie législative du code général de la propriété des personnes publiques et applicable à compter du 1er juillet 2006, dans sa version complète, est ainsi rédigé :"
Alinéa 1: Les bois et forêts de l'État ne peuvent être aliénés qu'en vertu d'une loi.
Alinéa 2 Par dérogation aux dispositions du premier alinéa, l'État peut dans les conditions précisées par décret en Conseil d'État procéder à la vente des bois et forêts qui satisfont aux conditions suivantes : 1° Être d'une contenance inférieure à 150 hectares ; 2° N'être nécessaires ni au maintien et à la protection des terrains en montagne, ni à la régularisation du régime des eaux et à la protection de la qualité des eaux, ni à l'équilibre biologique d'une région ou au bien-être ; 3° Et dont les produits tirés de leur exploitation ne couvrent pas les charges de gestion.
Alinéa 3 : Par dérogation aux dispositions du premier alinéa, les bois et forêts de l'État compris dans le périmètre d'une déclaration d'utilité publique sont cédés conformément aux dispositions du dernier alinéa de l'article L. 12-4 du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique dans les conditions précisées par décret en Conseil d'État".
Où est la loi ? Où est le décret du Conseil d’Etat ? Où est la déclaration d’utilité publique ?Où est le certificat des Domaines ?
Certains diront que ce terrain n’est pas une forêt. Faux, la maison forestière est au coin de la parcelle. C’est bien une partie de la forêt domaniale de Fontainebleau qui est échangée pour un prix dérisoire : un terrain à bâtir en ville de 18 000 m2 vaudrait plusieurs millions d’euros, il est payé 70 800€. Nous nous sommes procurés la convention signée en 1995. Il y est clairement mentionné : « l’Etat concède à la ville d’Avon un terrain d’une superficie de 1 ha 86a situé en Forêt Domaniale de Fontainebleau », « ce terrain est destiné exclusivement à l’usage de stade municipal », « la ville d’Avon ne pourra céder ses droits, ni sous-louer le terrain concédé », « toute activité commerciale, artisanale ou industrielle est interdite sur le terrain », et pour finir « ces terrains faisant partie de la forêt domaniale de Fontainbleau , appartiennent à l’Etat depuis des temps immémoriaux ».
Pourquoi l’ONF doit-elle garder ce terrain, et confier son exploitation à la ville sous la forme d’une convention ?
Notre ville se dit en développement durable. Nos enfants étudient aujourd’hui la géographie sous l’angle du développement durable. Ils nous citent ce mot de St Exupéry : « Nous n’héritons pas de la Terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants ».
Notre forêt domaniale de Fontainebleau est royale depuis Philippe 1er en 1067. Elle est protégée : « La loi est le frein mis par le Peuple français à la vente des forêts de la Nation, que les gouvernements de France ont toujours eu tendance à céder (vente, échange, engagement …) pour d’évidents besoins financiers ou autres causes »
Nous devons maintenir ce patrimoine en l’état pour les futures générations. L’Office National des Forêts se projette sur le long terme, une commune vit au court terme jusqu’à la prochaine échéance électorale.
Car l’opération qui est annoncée est un mitage. Ce sont 18 000m2 qui sortent du périmètre de la forêt de Fontainebleau. Dans 20 ans, la commune d’Avon ne va-t-elle pas annoncer le lancement d’un lotissement et le bétonnage de la zone ? Si nos prédécesseurs avaient travaillé de la sorte, le mont Andart serait aujourd’hui urbanisé.
Tout cela fait penser à l’affaire de l’hippodrome de Compiègne où l’ancien ministre du travail est impliqué.
Peut-on dépecer par morceau une forêt domaniale ? Vous allez bien entendu passer en force pour imposer cette décision. Nous demanderons à la justice de la République de trancher ce point de droit forestier.
Libellés : Environnement
mercredi 23 février 2011
L’eau à Avon, source de vie ou de profit ?
Au moment où la communauté de communes de Fontainebleau-Avon doit renouveler son contrat de distribution d’eau, nous publions des extraits d’une tribune rédigée en mars 2010 par Alexandre Fabry, porte-parole d’Utopia au PS et Nicolas Pagnier, Secrétaire National d’Utopia. La problématique présentée est celle que nous vivons tous les jours dans notre agglomération. Les élus communautaires vont-ils se mettre au travail et renégocier le contrat ?
« La gestion de la distribution d'eau est actuellement un sujet de débat important dans toutes les collectivités. (…)
Que les grandes multinationales de l'eau aient l'expérience et le savoir-faire de la captation et de la distribution de l'eau, nul n'en doute. Qu'elles fassent mieux que des structures publiques, cela reste à démontrer. Les enquêtes des associations de consommateurs montrent qu'en moyenne, les prix sont supérieurs de 20 à 44% dans les communes qui ont délégué leur service d'eau et d'assainissement au secteur privé ! Quand on sait que 75 % des usagers français regroupés dans 60 % des communes sont alimentés par les 3 multinationales, on mesure l'ampleur de ce surcoût… Qu'elles soient en capacité de proposer une gestion durable de la ressource, il est permis d'en douter, car ces grands groupes n'ont structurellement pas cet objectif. L'objet ici n'est pas de les en blâmer : dans le système capitaliste, ce n'est tout simplement pas leur rôle. Leur rôle, c'est la réalisation d'un profit dans le cadre d'un service lucratif de distribution d'eau.
Et c'est là le cœur du problème : l'eau doit-elle être une source de vie ou une source de profit ? Peut-on éthiquement accepter que l'eau serve à enrichir les actionnaires de ces grands groupes (essentiellement, en France, Véolia, Suez et la Saur) ? Surtout quand des familles n'ont pas accès au minimum d'eau nécessaire pour vivre et que cette ressource est loin d'être inépuisable sur la planète. On sait que la désertification continue sa progression et que l'eau se raréfie. Dans le même temps, la consommation progresse structurellement par le double impact de l'augmentation de la population et de la croissance de nos besoins liée, notamment, à notre mode de production alimentaire. Dans ce contexte, aujourd'hui, 1,5 milliards de personnes n'ont pas accès à l'eau potable, 2 milliards n'ont pas d'installation sanitaire et 2,5 milliards consomment de l'eau polluée.
Le retour sur l'histoire de cette gestion de l'eau apporte un éclairage intéressant, puisque ce système n'a connu qu'une expansion assez récente hors de France, au moment de la "révolution" conservatrice et néo-libérale des années 80 avec notamment l'attribution du marché de l'eau à des compagnies privées au Royaume-Uni de M. Thatcher et au Chili d'A. Pinochet ! L'argument premier en était donc bien l'idéologie de la suprématie du marché. (…)
Nous affirmons aujourd'hui : Que le droit à un minimum d'eau est un droit fondamental et universel, quel que soit son pays ou ses moyens. Nous appelons donc à la mise en place de la gratuité des premières tranches d'eau, financée par une élévation progressive du coût des tranches suivantes et calculée en litre d'eau par individu préservant ainsi les familles nombreuses. Ce principe allie justice sociale et écologique, puisque les gros consommateurs payeront pour ceux qui sont économes de la ressource, le mésusage finançant l'usage. L'Afrique du Sud a déjà constitutionnalisé ce principe, fournissant à sa population 25 litres par personne et par jour. A nous de suivre ce mouvement.Que l'eau est un bien universellement partagé et qu'il ne peut donc faire l'objet d'un quelconque profit. Nous appelons donc à sa gestion par un système de régie publique ou une SCIC (Société Coopérative d'Intérêt Collectif), permettant d'unir consommateurs et responsables politiques dans une gestion collective et raisonnée de la ressource.
Il n'y a dans ces prises de position nul procès ou nulle méfiance a priori, mais une réflexion éthique alliée à un souci pragmatique de répondre à un enjeu planétaire de ce XXIème siècle : gérer l'eau en conciliant justice sociale et écologie »
Alexandre Fabry, porte-parole d'Utopia au PS,
Nicolas Pagnier, Secrétaire National d'Utopia,
Libellés : Opinions
mercredi 16 février 2011
Abattage des arbres de la place de l’église d’Avon : stupéfaction et absence de concertation
Un projet a été lancé pour procéder à la réfection des abords de l’église St Pierre. Le bâtiment accuse son âge : près de 1000 ans. Il souffre des petits maux de la vieillesse. Une étude a été réalisée par les Bâtiments de France et a relevé des actions à mener : étanchéité, consolidation, lutte contre la pollution automobile. Une première tranche de travaux va démarrer dans les prochaines semaines : 264 000€ sont investis pour enfouir les réseaux et 566 000€ pour la voirie.
Ce qui est dommage, c’est que les habitants du quartier n’aient pas été consultés en phase d’avant-projet. Il aurait été intéressant de confronter les idées des uns et des autres pour élaborer un projet commun réussi. C’est le centre-village historique et il mérite notre attention. Tout aussi grave : aucune information n’a été diffusée sur l’aménagement retenu et personne n’a annoncé le début des travaux.
La mairie décide de tout, en toute impunité. Même les conseillers municipaux ne sont pas au courant.
Le citoyen lui s’énerve : il a constaté les erreurs faites lors de l’aménagement de la gare. Là-aussi il n’y a pas eu de concertation, tout a été fait en dépit du bon sens et les embouteillages, au train du dimanche soir, sont là pour le prouver. Les arbres d’espèces locales ont été abattus et remplacés par des espèces modernes. Il y a eu des fautes de gôut, l’architecte n’a pas pris le temps de respirer le lieu et d’en restituer son ambiance sylvestre.
Affaire à suivre …
Libellés : Urbanisme
mercredi 9 février 2011
Remplacement d’un délégué à la Communauté de communes, ou l’irrespect du maire d' Avon pour son adjointe.
Intervention du groupe Proches de Vous au conseil municipal du 8 février 2011
Nous sommes choqués par la forme et le fond de cette décision qui nous est proposée. En démocratie locale, il y a des choses que l’on fait et d’autres que l’on ne fait pas. L’élégance politique est une attitude.
Dans les familles, dans les groupes politiques il arrive que l’on se chamaille : je t’aimais, je t’aime, je ne t’aime plus, je t’aimerai. Le linge sale se lave en famille et non au lavoir communal.
On peut trouver des artifices : l’année passée Odette Hugot était gravement "malade", ce qui a permis d’expliquer au bon peuple qu’il fallait élire un nouveau président à la tête de la CCFA . Nous vous rassurons : Odette se portait et se porte toujours très bien.
Quand Proches de Vous critique l’action de la majorité, c’est la fonction que nous mentionnons : nous parlons de M. le Maire et non de JP Le Poulain, la vie privée est sacrée et ne doit jamais être attaquée.
Dans la décision d’aujourd’hui, le rédacteur mentionne explicitement Béatrice Rucheton : « considérant l’existence de désaccords persistants entre Mme Rucheton et l’équipe municipale, notamment sur les dossiers communautaires, et que ces désaccords créent des dissensions au sein de la majorité municipale et troublent le bon fonctionnement de l’administration municipale ». Trouble du bon fonctionnement, trouble de l’ordre public, nous sommes devant un tribunal. Quels faits lui reproche-t-on dans le détail ?
« Considérant que Mme Rucheton a perdu la confiance du Maire et de toute l’équipe municipale » : nous ne sommes pas en Tunisie chez Ben Ali, à Proches du Vous, nous respectons le travail fait depuis de nombreuses années par Mme le Maire adjointe à la culture.
Tout cela sent mauvais, tout cela ressemble à une purge stalinienne.
Nous étions, Béatrice et moi-même, présents l'été dernier à l’anniversaire de l’assassinat de Georges Mandel, ministre de la république, exécuté par la milice en juillet 1944. Une très belle lettre a été lue : celle écrite par sa fille à la fille d’un collaborateur jugé et exécuté : « Madame, mes enfants seront toujours fiers de porter le nom de leur grand-père, les vôtres auront honte « . L’image est si importante.
M. le Maire, vous manquiez de respect pour l’opposition, aujourd’hui, c’est le tour de votre majorité. Nous ne participerons pas à ce vote mascarade.
Libellés : Politique