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jeudi 3 novembre 2011

Rue Gambetta à Avon : les travaux d’aménagement avancent

Cela fait déjà 2 ans que les riverains supportent d’importants travaux menés par la Communauté de communes.

Tout a commencé par le remplacement des branchements au plomb sur le réseau d’eau potable. L’opération a été exécutée par une filiale de la société des eaux. La rue a été défoncée devant chaque maison, les trous ont été mal rebouchés et la chaussée s’est affaissée.

Une nouvelle entreprise est ensuite intervenue pour enterrer les lignes électriques et téléphoniques. Les trottoirs ont été défoncés puis reconstitués sommairement en plein hiver, les intempéries ont ralenti les travaux qui ont pris du retard. Plusieurs commerçants du quartier ont fait faillite, les clients ne pouvant plus accéder à leur magasin.

3ème étape, la chaussée a été entièrement reprise par tronçon, le dernier est en cours. Le résultat final est probant : une rue modernisée et sécurisée avec de vrais trottoirs.

Quelques remarques des riverains : la vitesse limite est passée à 30 km/h mais la sécurité de déplacement s’est dégradée. Le remplacement des carrefours avec feu tricolore par une simple priorité à droite s’avère accidentogène : il est extrèmement dangeureux de s’aventurer dans le croisement sans visibilité et confronté à des automobilistes qui ne respectent pas le code la route. Idem pour les piétons, ils sont aujourd’hui sans protection et les enfants se rendant à l’école sont très vulnérables.

Les plantations réalisées sont certes esthétiques mais réduisent la visibilité. L’éclairage surpuissant n’est pas dans une démarche de développement durable.

La chaussée a été rétrécie, mais les camions ( ordures, pompiers) ne peuvent plus passer. Le stationnement des véhicules a été réduit, un nombre insuffisant de places de parking a été créé et toutes les rues contiguës sont aujourd’hui surchargées.

Plus grave, beaucoup d’aménagements ne respectent pas la réglementation sur l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Avant 2015, il faudra recasser et mettre aux normes. Que font les bureaux d’études en charge de la conception ?

Dernier point : le conseil régional annonce la création d’une piste cyclable sur le tronçon. Elle n’est visiblement pas prévue en site propre, il ne pourra s’agir que de quelques décalcomanies sur la chaussée.

Peut mieux faire.

mardi 22 mars 2011

Office HLM : le mélange des genres

Le journal « Le Monde », dans son édition du 14 mars 2011, relate le licenciement de la directrice de l’office HLM de Montereau après une grave maladie. « Le poste a toujours été très politique » a affirmé, au journaliste, le délégué CGT de l’Office. Le maire de Montereau en a profité pour la remplacer par un proche.

Nous nous sommes procurés le rapport publié en août 2010 par la Trésorerie Générale et rédigé par la Mission Interministérielle d’Inspection du Logement Social. L’office de Montereau gère fin 2008, près de 3123 logements essentiellement à Surville. La mission a noté des défauts de gourvernance : le chef de cabinet du maire, est intervenu jusquà fin 2009 directement dans la gestion, court-circuitant le comité directeur. Les indicateurs financiers sont mauvais : sans un financement externe l’Office ne peut plus fonctionner et le redressement escompté n’est pas pour demain . Les coûts de gestion sont exorbitants, les effectifs ramenés au parc géré sont le double de la médiane nationale. Le cœur du métier ( administration, gestion des logements, suivi technique ) est lui aussi mal maîtrisé.

Qu’en est-il à Fontainebleau-Avon ? Plusieurs offices se partagent le parc immobilier social : l’OPH (Office Public de l’Habitat du pays de Fontainebleau) gère 1460 logements, FSM 784, 3 Moulins Habitat 110, 3F Immobilier 67 et La Sablière 70. Il y a eu en 2009, 148 demandes de logement à Avon et 189 à Fontainebleau. Les familles mono-parentales constituent 36% des demandes, suivies des célibataires (28%) et des couples avec enfants (23%). Les appartements de 3 pièces sont les plus recherchés.

En 2010 l’OPH a été dissous. Retour sur une disparation annoncée dés 2008 par la Mission Interministérielle d’Inspection du Logement Social en audit à Fontainebleau. En 2007, l’OPH rachète à l’armée les barres de la Faisanderie, 280 logements situés à l’entrée de Fontainebleau. L’opération est menée tambour battant par Jean-François Copé alors ministre du Budget et le maire de Fontainebleau. Le montant de la transaction, 14,5 millions d’euros, est beaucoup trop élevé (M. le maire d’Avon le confirmera en conseil municipal fin 2010), c’est une très grave erreur de gestion à imputer aux deux élus UMP.

Fin 2008, la mission interministérielle évalue, à la différence de Montereau, positivement l’office : « L’OPH loge dans des conditions globalement satisfaisantes . Les coûts de gestion sont maîtrisés. Quelques insuffisances (diagnostic amiante, suvi des ascenceurs, des réclamations et de la propreté) sont relevées. ». Mais elle note aussi « l’équilibre financier est compromis par le portage de l’opération de la Faisanderie, l’office doit envisager une solution extérieure ».
En analysant la structure financière (autofinancement faible, endettement important), les auditeurs ont prévu ce qui allait se passer.

2009 : le projet piétine. La mise en conformité technique s’avère plus complexe que prévu, la modification du Plan Local d’Urbanisme tarde, les politiques imposent à l’OPH des orientations.

2010 : l’OPH rembourse un emprunt, encaisse peu de loyers et n’a pas les moyens de financer le projet. L’OPH annonce en juin 2010, un dépôt de bilan pour 2011. Les municipalités ( Fontainebleau, Avon et Champagne), sans ressources financières, ne peuvent recapitaliser l’office et envisagent de le céder. Le Logement Français (société anonyme) est pressentie. Le département intervient, et finalement fusionne l’OPH avec l’Office départemental qui rétrocèdera à FSM le parc de Fontainebleau-Avon. Octobre 2010 : la communauté de communes garantit un emprunt de plus de 16 millions d’Euros, sur une durée de deux ans. C’est une procédure rare et risquée pour une garantie de trésorerie court terme.

Le logement social ressort affaibli de ce monopoly. Les 40 emplois de l’OPH sont fragilisés. Les locataires sont ballotés et pris en otages par des politiques pleins de bonne volonté mais incompétents dans la gestion immobilière. Le patrimoine immobilier attise les convoitises, des amis des amis proposent leurs services pour gérer les importantes sommes d’argent brassées mensuellement. Seule la MIILOS travaille en professionnel, surveillant la bonne utilisation des fonds débloqués par l’Etat et demandant à chacun de respecter ses droits et ses devoirs pour un logement social de qualité.

mercredi 16 février 2011

Abattage des arbres de la place de l’église d’Avon : stupéfaction et absence de concertation


Jeudi 10 février 2011 9h00, le serveur internet de Proches de Vous recoit plusieurs messages d’Avonnais atterrés qui signalent une équipe en train d’abattre les arbres bordant l’église St Pierre. Jeudi 18h30 : les conseillers Proches de Vous, de retour de leur travail, découvrent l’horreur : les arbres ont été coupés, débranchés et déracinés. La place est vide, tous les déchets ont été évacués en un temps record. Personne n’était au courant ; 2 jours auparavant, un conseil municipal se tenait en mairie, aucune communication n’a été faite. Sur place, aucun panneau n’annonçait le début des travaux. Le citoyen ne comprend pas.

Un projet a été lancé pour procéder à la réfection des abords de l’église St Pierre. Le bâtiment accuse son âge : près de 1000 ans. Il souffre des petits maux de la vieillesse. Une étude a été réalisée par les Bâtiments de France et a relevé des actions à mener : étanchéité, consolidation, lutte contre la pollution automobile. Une première tranche de travaux va démarrer dans les prochaines semaines : 264 000€ sont investis pour enfouir les réseaux et 566 000€ pour la voirie.

Ce qui est dommage, c’est que les habitants du quartier n’aient pas été consultés en phase d’avant-projet. Il aurait été intéressant de confronter les idées des uns et des autres pour élaborer un projet commun réussi. C’est le centre-village historique et il mérite notre attention. Tout aussi grave : aucune information n’a été diffusée sur l’aménagement retenu et personne n’a annoncé le début des travaux.

La mairie décide de tout, en toute impunité. Même les conseillers municipaux ne sont pas au courant.

Le citoyen lui s’énerve : il a constaté les erreurs faites lors de l’aménagement de la gare. Là-aussi il n’y a pas eu de concertation, tout a été fait en dépit du bon sens et les embouteillages, au train du dimanche soir, sont là pour le prouver. Les arbres d’espèces locales ont été abattus et remplacés par des espèces modernes. Il y a eu des fautes de gôut, l’architecte n’a pas pris le temps de respirer le lieu et d’en restituer son ambiance sylvestre.

Affaire à suivre …

jeudi 3 février 2011

Buffet de la gare: et maintenant un bail calamiteux


Intervention du groupe « Proches de Vous » au Conseil municipal du 14/12/2010

La commune d’Avon a acheté en 2008 le Buffet de la Gare pour un montant de 280 000€. La SNCF a cédé très cher une ruine. Mais le candidat Le Poulain avait promis un cyber café, et l’achat était politique. Il fallut très vite déchanter. Les travaux de rénovation s’avérèrent trop élevés pour une commune désargentée. En 2009, M. le maire essaya de le confier à la CCFA qui n’en voulut pas. Fin 2009, nous apprîmes en conseil qu’une gérante avait été trouvée. Le projet sombra. Début 2010, M. le maire émit l’idée d’y installer les bureaux du Parc National de la forêt de Fontainebleau. Fausse piste : le parc est une idée électorale qui prend du retard.

Nous votons aujourd’hui pour une nouvelle affectation : un bar-brasserie traditionnel.

Le projet de bail est juridiquement fragile : le locataire engage de gros travaux de rénovations sur les murs ( normalement à la charge du propriétaire) et bénéficie d’une remise de loyer.
Un bail commercial sur 18 ans n’est pas de règle dans la profession : le commerce évolue très vite, un bail ne dépasse pas 3 ans, voire un an en précaire. Le montant du loyer ( 200 €/mois ) est une très mauvaise affaire pour la commune (moins de 1% annuel de l’investissement). La solution peut s’envisager en zone rurale en voie de désertification, mais nous sommes en centre ville avec des restaurants en proximité qui, à juste titre, peuvent parler de concurrence déloyale et saisir les autorités compétentes.

Nous ne souhaitons pas la faillite du repreneur. Avant de confier la gérance à un professionnel confirmé, il faut faire appel au marketing et réinventer le concept de ce Buffet de la Gare. Imaginons un lieu novateur porté par la commune d’Avon, la CCFA et la région. Un point d’entrée vert en liaison ferrée propre sur la forêt de Fontainebleau, les berges de la Seine et le château de Fontainebleau. Imaginons un accueil branché pour tous les jours de travail et les fins de semaine. Un endroit où l’on trouverait des vélos, des bateaux, des guides pour des promenades. Imaginons une promotion sur Internet vantant le pays de Fontainebleau. C’est ensuite que le Buffet de la Gare pourra trouver une nouvelle vie commerciale.

Nous avons un devoir de conseil auprès du repreneur, ne l’oublions pas. Le groupe Proches de Vous votera contre ce projet.

mercredi 19 janvier 2011

Terrain de la rue des Déportés à Avon: une vente dangereuse


Intervention du groupe « Proches de Vous » au Conseil municipal du 14/12/2010

C’est un dossier délicat : politiquement, économiquement et écologiquement.

Il y a le candidat Jean-Pierre Le Poulain qui a promis, durant la campagne 2008, un gymnase à Avon-Centre. C’est un des rares terrains disponibles dans le village pour construire ; lors d’un précédent conseil M. le Maire nous a expliqué qu’il était trop exigu pour un gymnase olympique.

Il y a un dossier économique. La commune vend un terrain de 3533 m2 pour un montant de 275 000 € TTC, soit 78€/m2 . C’est la moitié du prix marché. Une consultation a été lancée pour trouver un aménageur qui viabilisera et construira 4 pavillons. Il n’y a eu que 3 offres : une première à 275 000€, une seconde à 83 000€ et une dernière à 50 000€. Pourquoi ? Comment expliquer cette désaffection pour un terrain bien situé, en centre ville ?

Nous découvrons que le terrain est pollué. Nous savons tous qu’une casse était installée et qu’un atelier de peinture automobile y travaillait. Nous nous sommes renseignés auprès des services techniques : 4 sondages superficiels ont été effectués révélant des traces d’hydrocarbures et pour l’un des carottages une concentration en métaux supérieure aux normes. 1 litre d’huile de vidange pollue 1 m3. La dépollution revient à 850€/m3 ( soit 2 500 000€ pour un terrain de 3000 m2), en sachant que les pollutions non identifiées peuvent avoir diffusées (nous sommmes situés sur la cote de résurgence des eaux de la nappe).

Nous abordons le dossier écologique : une ville prétendument orientée développement durable vend un terrain pollué en demandant à l’acheteur qui est un artisan et qui n’a pas des relevés exhaustifs, de dépolluer et de construire des pavillons. C’est un montage juridique très fragile. La vox populi veut que désormais « le pollueur soit le payeur ». Première question : comment a été négocié l’achat de ce terrain à la Société Foncière de Rénovation en 2002 ? Le vendeur de l’époque peut-il être mis en cause dans la pollution constatée ? Deuxième question : dans le contrat actuel de vente, la commune dégage-t-elle toute sa responsabilité ? Imaginons le pire : le promoteur vend 4 maisons de standing au « clos du lavoir », des familles s’installent, des enfants jouent dans le jardin, un petit déclare une leucémie, les parents découvrent le pot aux roses et se retournent contre la ville d’Avon, le promoteur ayant disparu.

Nous jouons à un jeu très dangereux pour la santé publique. Un principe de précaution s’impose. Le terrain doit être dépollué avant sa vente. Notre responsabilité pénale est engagée.

mercredi 17 novembre 2010

Inauguration des travaux de la rue Fontenelle le samedi 20 novembre 2010.

Vincent Eblé, président du Conseil général de Seine-et-Marne sera présent à Avon, samedi 20 à 11h, pour inaugurer les travaux de réfection.

On ne reconnaît pas les rues des Casernes et Jean Fontenelle. Les lignes électriques et téléphoniques ont été enterrées, l’éclairage a été remplacé, les trottoirs ont été recalibrés et mis aux normes, la chaussée défoncée a été totalement refaite, un aménagement paysager a été intégré. Un budget de plus de 760 000 € ( dont 100 000 € financés par le département et 43 000 € par EDF) a été investi pour donner une nouvelle jeunesse à cette ancienne voie du vieil Avon.

Les riverains apprécient le charme retrouvé de leur rue, mais certains nous ont fait part de quelques inquiétudes. Les canalisations d’eau et de gaz n’ont pas été reprises, il est à espérer que dans cinq ans un autre prestataire ne se lance dans des travaux et ne défonce la chaussée. Les égouts sont restés en mode collecteur unique (les eaux usagées et de pluie sont mélangées), ce qui n’est plus aux normes actuelles des stations d’épuration. Plus inquiétant, le niveau de la chaussée est aujourd’hui au-dessus des trottoirs (elle n’a pas été rabotée), eux-mêmes au dessus des caves et garages. Il est à craindre, lors de violents orages, que les eaux de ruissellement ne débordent et envahissent les caves. La pose de caillebotis risque d’être insuffisante dans les situations extrêmes.

Curieusement, l’arrêt de bus si pratique pour les personnes âgées, a été supprimé.

Un manque de concertation est à regretter, comme souvent dans les travaux à Avon.
A Proches de Vous, nous souhaiterions installer six conseils de quartier : Avon-Centre, Butte-Montceau, La Vallée, Changis, Les Fougères, Plateau. Beaucoup de villes en disposent déjà, ça marche à Fontainebleau, vous pouvez lire les comptes-rendus très intéressants affichés dans les rues. A Avon, le maire s’y oppose, la démocratie est pour lui centrale et non locale et participative.

Et pourtant, qui mieux que l’habitant d’une rue peut en parler, participer au cahier des charges de rénovation et l’entretenir ?

jeudi 1 juillet 2010

Le maire d’Avon signe le traité de concession de la Zac de la gare, et met en péril la ville.


( les tours du futur quartier de la gare de Fontainebleau-Avon, photo montage, un air de Grigny Essonne)

Conseil municipal, mardi 29 juin 2010 ; intervention du groupe Proches de Vous.

La commune d’Avon est semblable à un sportif de l’extrême adepte du saut à l’élastique, il est au sommet d’une falaise, à ses chevilles une corde en caoutchouc, devant lui le vide. Il hésite, va-t-il percuter le fond du ravin, va-t-il rebondir, va-t-il s’écraser contre la falaise ?

Mmes et Messieurs les conseillers, l’heure est grave : vous allez prendre la décision de confier à une société l’aménagement de la gare.

Ce dossier est mal né : manque de concertation avec les riverains, les citoyens, les élus, les associations, les forces vives économiques, la CCFA, le département, la région. L’opération n’est pas un projet urbain mais une simple opération immobilière de près de 80 millions d’euros : « business is business » a plusieurs fois répété M. Le Maire, et l’on va concentrer 1 000 personnes dans des tours sur une gare.

On crée une cité dortoir : regardez le nombre de places de parking prévu, il y 1 place par appartement il en faudrait 2. Regardez le peu de place laissée aux activités commerciales. Les expériences menées il y a 40 ans dans l’Essonne à Courcouronnes ou à Grigny se sont avérées catastrophiques : les communes gèrent aujourd’hui une misère et une insécurité généralisées. Nous sommes très loin des concepts du développement durable qui placent l’homme au centre de son monde économique, environnemental et social.

Le projet comporte de nombreux risques techniques et économiques. Le cahier des charges est incomplet : c’est un chèque en blanc pour l’aménageur. Le bilan financier prévisionnel est très très optimiste.

Pourtant il y a dans la majorité municipale plusieurs chefs d’entreprise habitués à signer des contrats. Comment peuvent-ils accepter les conditions imposées ?

Quelques exemples de clauses du traité:

« Si les conditions économiques de mise en oeuvre de l’opération (…), devaient remettre en cause les conditions de l’équilibre économique de l’intervention d’Aménagement 77 (…), la Ville aura alors le choix soit de compenser la différence entre ces éléments (augmentation de la cessibilité, changement de programmation, versement de subventions de collectivités publiques tierces, suppression de tout ou partie du fond de concours, participation financière de la ville …), soit de résilier le contrat. Dans cette dernière hypothèse, la Ville prendra en charge l’ensemble des frais engagés par Aménagement 77, dûment justifiés. Compte tenu de la nature particulière des propriétaires fonciers, ces dispositions sont également applicables dans l’hypothèse où ceux-ci refuseraient de vendre leurs biens à Aménagement 77 aux conditions d’équilibre du bilan, telles que ces conditions résultent du bilan financier prévisionnel. »

« Le Concessionnaire sera rémunéré d’une part sur la base d’un forfait annuel de 54 000 € HT indexé sur l’indice INSEE de la construction et révisé annuellement à la date anniversaire de la signature des présentes et d’autre part en pourcentages »

« Au titre de la mission de liquidation, après l'expiration du présent contrat, le Concessionnaire imputera un forfait de 54.000 € HT » ; « Toutefois, en cas de rachat ou de résiliation du contrat (…) le Concédant sera néanmoins tenu de prendre en charge l’ensemble des préjudices subis par l’Aménageur »

Il est facile de lancer une Zac, il est très difficile d’en sortir surtout si la crise économique ralentit la commercialisation, c’est la ville d’Avon qui paiera les avenants et les pénalités. De nombreuses villes se sont ruinées : Fontainebleau a déboursé 800 000 EUR non prévus sur Magenta, Poissy ou Cannes ont failli sombrer.

Il y a 20 ans, à Fontainebleau, Paul Séramy s’est lancé dans une aventure ( la géothermie) qui a endetté pour 30 ans la ville. Demain, dira-t-on de Jean-Pierre Le Poulain qu’il a bétonné Avon, paupérisé tout un quartier et ruiné la commune ?

Mmes et Messieurs les conseillers ne vous engagez pas aujourd’hui, le dossier doit être retravaillé avant tout choix définitif.

mercredi 5 mai 2010

Carrefour du Touring Club à Avon : 2ème modification


Le carrefour du Touring Club, avenue Roosevelt en face du magasin Picard, a été totalement reconfiguré en juin 2009.

Nous avions parlé l’été dernier des défauts de conception en signalant que les piètons et les cyclistes étaient en danger.

Une association de personnes handicapées (Mobilité réduite) a très justement interpellé la Communauté de communes qui a entrepris, en avril, des travaux de mise en conformité : déplacement des passages pour piétons, pose de semelles au sol, abaissement des caniveaux …

On ne peut que regretter l’incompétence des bureaux d’études qui vendent très cher des prestations aux collectivités locales. Les normes à respecter pour 2015 sont connues, tous les nouveaux équipements doivent d’ores et déjà être conformes. Les élus relisent-ils les dossiers techniques ?

Tout cela engendre des surcoûts importants dans les projets communautaires. La piscine est en cours de restauration, 3 ans après sa rénovation. Prochain chantier : la gare de Fontainebleau-Avon tout juste inaugurée et qui n’est pas aux normes d’accessibilité. Quant à la nouvelle station d’épuration, nous redoutons le pire cafouillage aquatique.

« Casser et recasser » , le contribuable avonnais est toujours là pour financer.
"Avon-travaux durables" s'affiche dans nos rues, il faudrait plutôt parler de travaux non maîtrisés.

mardi 27 avril 2010

Le projet de la Zac de la Gare intéresse les citoyens

Dans la Salle des Elections de Fontainebleau, comble, les trois listes d'opposition avonnaises ont présenté, jeudi 15 avril, leur constat, réflexions et propositions sur l'aménagement de ce "quartier de la Gare de Fontainebleau-Avon". Les CDAS d’Avon et Fontainebleau étaient aussi présents ainsi que « Pôle Sud Paris » au titre de ses relations avec la CCFA.

Les trois groupes d’opposition souhaitent la réalisation d'un véritable ECO-QUARTIER reconnu incluant :
- des bâtiments d’activité tertiaire permettant de travailler là où l'on aime vivre : ils doivent être majoritaires compte tenu du retard d’emplois sur Avon-Fontainebleau, c’est la base d’un vrai projet Développement Durable !
- un habitat social collectif type "RESID'Ensemble" où l'on mélange les générations : à la fois habitat pour les séniors et les jeunes couples avec les services nécessaires, un intranet et des services mutuels conviviaux,
- une maison de la mère et de l'enfant en plus du multi-accueil,
- un foyer de jeunes travailleurs servant aussi d'auberge de jeunesse,
…mais aussi un accueil des visiteurs de la forêt, futur "parc européen de la biodiversité" (?) avec une maison de la forêt,une maison des guides, des commerces type "nature et découverte", une restauration rapide, un hôtel avec des salles de réunions, voire une salle de congrès....

C’est autour de ces propositions et bien d'autres qu'un débat animé s'est instauré dans la salle. Les multiples interventions ont mis l'accent sur le rôle important de la CCFA, sur la nécessité de logements sociaux, sur les 1000 demandes existantes et les 2000 logements vacants, sur l'arrêt de la coupe des arbres comme cela a été constaté pour l’aménagement de la gare, etc.

La question des financements a été soulevée mais la vente des terrains de RFF à l'aménageur n’a pu être débattue, vu que la municipalité se refuse à toute information des citoyens . Comme par ailleurs on a déjà noté les coûts prohibitifs de l'aménagement de la place de la gare, qui a été réalisé non seulement sans aucun bénéfice significatif pour les usagers, mais avec une dégradation de l’environnement et des pénalisations importantes pour les Avonnais … on craint le pire !

Le refus des élus de la majorité municipale d'informer les Avonnais et leurs représentants élus, ainsi que l'utilisation de l’appellations fallacieuse d’éco-quartier autoproclamé pour cette zone, démontre le peu de considération qu’ont cette majorité et son maire incompétent pour la population avonnaise.

Et quand la réunion s'est achevée, le débat a recommencé par petits groupes dans la salle, l'intérêt des participants ne s'est pas estompé chacun avançant ses arguments et ses propositions.

N'hésitez pas à nous contacter, nous transmettre vos idées ou vous joindre au groupe de réflexion mis sur pied pour construire un projet dans l'intérêt des Avonnais, des Bellifontains et de leurs villes.

Pour plus d’informations, vous pouvez aller sur le blog de « Proches de vous » : http://avon-proches-de-vous.blogspot.com le diaporama de présentation est en ligne et vous pourrez vous inscrire au « groupe de suivi de la ZAC » !

mardi 20 avril 2010

Un grand moment de démocratie participative à la réunion publique sur la ZAC de la Gare


Avonnais et bellifontains se sont rendus nombreux à la réunion publique organisée par les groupes d'opposition du conseil municipal d'Avon et les associations environnementalistes.
Le problème de l'aménagement de la gare dépasse le cadre d'Avon, c'est un projet urbain qui concerne nos deux villes et impacte le sud Seine et Marne.
Pour la première fois, les élus, les citoyens, les associations ont pu s'exprimer librement.
L'échange a été enrichissant, chacun apportant ses idées. Un compte-rendu sera remis aux conseils municipaux des deux villes.
Vous pouvez consulter les présentations faites par les différents groupes en cliquant sur le lien suivant :

mercredi 30 septembre 2009

La gare de Fontainebleau-Avon défigurée





















Nous avions une petite gare en forêt, avec un charme tout provincial. Nous rêvions d’une gare verte, un concept novateur pour transporter sur leur lieu de travail tous les habitants de l’agglomération et recevoir les touristes qui viennent découvrir le château de Fontainebleau, la forêt et la Seine. Car le site est exceptionnel, vous descendez du train et les sentiers Denecourt s’ouvrent à votre curiosité : un paradis pour les randonneurs, les cyclistes, les varappeurs, les amoureux de flore et de faune, les scientifiques du laboratoire de biologie végétale et les artistes.


La communauté de communes a engagé de lourds travaux de rénovation (6 000 000€) sans consultation des élus de l’opposition, des associations, des citoyens et des riverains. Le désastre annoncé dans nos colonnes il y a plusieurs mois se confirme. Tout est bétonné, les arbres ont été abattus, les voies goudronnées et la gare minéralisée. Cette coulée verte que nous souhaitions encore développer est définitivement détruite : un mur anti-char coupe les collines de la ville. Lors d’une réunion qui s’est tenue vendredi à la Vallée, le président du CDAS (Comité de Défense d’Action et de Sauvegarde d’Avon, association agréée environnement) a raconté, avec émotion, comment le Tulipier de Virginie offert à la ville après la tempête de 1999, a été abattu devant la gare. Tout un symbole, à Avon il n’y a plus de pitié pour les faibles.


La gare ressemble de plus en plus à celle de La Courneuve ou d’Evry. La rénovation apporte peu : le circuit de dépose des bus est plus long et plus polluant. La gare est toujours interdite aux personnes à mobilité réduite : le tunnel de changement de quai est un obstacle pour les jeunes mamans avec des petits enfants, les personnes âgées, les voyageurs portant de lourdes valises. En descendant du train de Paris, les touristes conserveront pour toujours une triste image de la ville : imaginez que vous receviez des amis en les faisant entrer par la buanderie. En sortie de gare, vous traversez le parking couvert et débouchez sur la gare routière : une plate-forme bétonnée, sans âme, ouverte à tous les vents et isolée de la ville. Les voyageurs, dans la nuit et le froid de l’hiver, remercieront les architectes.


Il n’y a qu’un apport dans ce projet : le terrain convoité par un promoteur est aujourd’hui desservi, le contribuable a financé le viaduc d’accès. Nous nous posons une grave question : les élus ont-ils été manipulés ?


Car la deuxième phase de l’opération va suivre : 1000 nouveaux habitants vont s’installer autour de la gare dans des tours à bâtir, 500 voitures seront garées dans de nouveaux parkings.Contrairement au concept d’Eco-quartier autoproclamé de la mairie, aucun objectif de maîtrise de l’énergie n’est fixé ; aucune réflexion sur les activités du quartier n’a eu lieu : on veut entasser des Avonnais pour les jeter dans le train tous les matins : est-ce cela de l’urbanisme ? Aucune nouvelle activité professionnelle ne sera proposée sur place….alors qu’Avon est déjà ville dortoir. Mais nous craignons qu’il ne soit déjà trop tard : le ghetto- quartier est en marche !


mercredi 26 août 2009

Carrefour du Touring club à Avon: premiers accrochages, premières modifications

Le carrefour du Touring Club, avenue Roosevelt en face du magasin Picard, a été totalement reconfiguré en juin : reprise de la chaussée et des passages piétonniers, abattage des platanes pour élargir la voie, réfection des trottoirs, nouvelle signalisation, nouvel éclairage. Le but était de sécuriser ce carrefour très chargé et accidentogène car alimenté par 5 rues.

Le résultat de l’opération est très mitigé, il semblerait que ce soit encore plus dangereux :

- la chaussée a été refaite, elle est plus roulante qu’avant,
- le marquage au sol de teinte ocre entraîne une confusion dans la sélection des voies,
- les piétons et les vélos sont en grand danger, les automobilistes roulent vite et tournent sur la droite sans visibilité,
- le remplacement du feu sur la rue Lefèbvre par un stop, ne permet pas de réguler le flux de voitures venant de l’avenue des Carrosses et c’est la foire d’empoigne pour forcer le passage.

Les premiers accidents n’ont pas tardé, et début août les premières modifications ont été apportées ( signalisation renforcée, tourne à droite obligatoire en venant de la rue Lefèbvre).

Si M. le Maire d’Avon verse comme à son habitude dans l’auto-satisfaction, les contribuables avonnais et bellifontains peuvent s’interroger sur le bien-fondé de cette opération onéreuse (610 000 € TTC) et très mal préparée.

Le bonheur est-il dans le bitume ?

jeudi 9 juillet 2009

L'immobilier en crise à Avon

Les notaires d’Ile de France avaient donné la tendance, mais il manquait des données précises sur le marché immobilier de notre ville. La mairie vient de publier la liste des mutations de logement : sur le 1er semestre 2008, 161 biens immobiliers avaient changé de propriétaire à Avon, pour le premier semestre 2009 il n’y en a eu que 106, soit une baisse de 34%.

La crise immobilière est maintenant une réalité : les prix ont légèrement baissé (-10%), les délais de vente se sont allongés, les premières agences ont fermé leur boutique à Fontainebleau (la FNAIM parle de 12% de suppressions de postes d’agent immobilier).

Les programmes neufs à 5000 €/m2 trouvent difficilement preneurs. Malgré les aides de l’Etat, les primo-accèdants se voient refuser leur dossier par les banques qui ne prennent aucun risque. Les propriétaires repoussent les travaux de rénovation qui seraient bien utiles dans un parc de logements qui prend de l’âge et qui n’est plus aux normes d’isolation thermique, acoustique ou de retraitement de l’air.

Pour la commune, et plus encore pour le département, c’est une perte de recette fiscale sur les droits de mutation (Proches de Vous avait attiré l’attention de la mairie durant le débat d’orientation budgétaire de novembre 2008).

La tendance n’est pas optimiste : en 1993, lors de la précédente crise, il avait fallu attendre 7 ans pour voir le marché se relancer. Ce qu’il manque à notre ville, ce sont des emplois locaux. Le Sud Seine et Marne souffre : les dernières grandes industries ont ou vont engager des plans sociaux ( Rioglass, Corning …). Si nos voisins du canton de Moret travaillent à l’implantation d’entreprises, Fontainebleau et Avon n’ont engagé aucune politique volontariste et paient aujourd’hui le prix fort ( l’agglomération a perdu plus de 1000 habitants en 10 ans). Le centre de gravité du département se déplace vers Marne La Vallée qui se développe, et le renchérissement des frais de transport oblige les ménages à se rapprocher des zones d’activité bien desservies.

Le modèle du tout immobilier à Avon, soutenu par la majorité municipale, est une impasse pour notre ville.

lundi 13 avril 2009

Aménagement du quartier de la gare d'Avon: les incohérences des projets en cours













2 projets sont en cours pour aménager le quartier de la gare : le premier appelé « Pôle gare » est lancé, il s’agit de revoir la gare routière. Le deuxième appelé « Plateau de la gare » est à l’étude, il prévoit la construction d’un ensemble de logements sur les deux terrains mitoyens de la gare.

I- Tout d’abord quelques mots sur le Pôle gare…malheureusement démarré !

Les travaux ont démarré et la circulation des bus va être aberrante : deux boucles de part et d’autre de la gare (avec 2 feux tricolores) : perte de temps, d’énergie et pollution sonore, visuelle et CO². La proposition que nous avions faite de tunnel sous les voies aurait permis une circulation plus rapide et moins polluante…et le coût n’en aurait guère été changé (on aurait même pu en profiter pour faire du parking souterrain !)

La création du doublement de la rue de la petite vitesse, vu la déclivité du terrain, va nécessiter la réalisation d’un véritable viaduc…de béton bien sûr. Bel horizon pour les futurs habitants du plateau Est !

Le tunnel entre les deux quais demeure le problème majeur de la gare de Fontainebleau-Avon. Il avait été demandé d’améliorer l’accessibilité aux trains pour les personnes à mobilité réduite. Des rampes en pentes douces ont été refusées : elles prendraient trop de place ! Faute de crédits, les ascenseurs et escaliers mécaniques sont remis à plus tard (Ils figuraient dans le dossier soumis à enquête publique en juin 2007).

Dans l’entrelacs de voies pour bus, autos et taxis, les piétons et cyclistes sont oubliés.

Les espaces verts seront revus, il y a un grand risque que les arbres à haute tige sur le parvis soient abattus, un urbaniste souhaitant améliorer la visibilité de la gare.


II- Plateau de la gare : une dénomination d’ « Eco-quartier » usurpée !


Cet aménagement n’aura rien d’un Eco-quartier. D’abord parce qu’il ne comportera pas de logement social, mais aussi par la difficulté, à certains endroits, d’ouvertures au sud nécessaires à l’habitat bioclimatique. C’est le cas en particulier pour les immeubles R+6 au niveau de l’avenue du Général de Gaulle, à l’angle de la rue de la petite vitesse. En effet, ces constructions feront au minimum R+12 vu le niveau du plateau (environ moins 20 m par rapport au carrefour) et les appartements des niveaux bas, orientés Est, ne pourront donc pas avoir accès au Sud ! Pour le reste, ce sera plus aisé…à condition de bien travailler le plan de masse !

Le projet ne correspond pas aux besoins de la cité. En effet, un Eco-quartier est un quartier étudié et pensé Développement Durable, c'est-à-dire soucieux par définition :
du développement de l’homme social et de sa famille, quels que soient son âge, ses conditions de vie, son handicap éventuel, etc. : la finalité du Développement Durable c’est l’homme avant tout et pas l’inverse !

Ceci signifie que cet homme et sa famille doit pouvoir travailler, sur place si possible, à une tâche de production, matérielle ou intellectuelle, respectueuse de la préservation des ressources (matériaux, énergie, eau, absence de pollutions diverses)…

…afin de préserver son environnement dont il est interdépendant : la dimension écologique est nécessaire, mais n’est qu’une conséquence de la priorité première qui est l’homme !

Le plateau de la gare doit être avant tout un lieu d’activité tertiaire et de services, et non un lieu prioritairement de résidence

Bien évidemment, dans ces services, il faudra en profiter pour mettre ceux qui manquent aujourd’hui à Avon : halte garderie, accueil touristique classique et même développé (organisation d’activités sports et nature créatrices d’emploi), résidence de services type « Résid’ensemble » (Marque déposée des HLM de Marseille) où se côtoient des personnes âgées qui y trouvent des services et de jeunes couples heureux de trouver l’aide de grand-mères sur place, un foyer de jeunes travailleurs, une pépinière d’entreprise, etc. sans oublier un petit commerce de dépannage qui n’entre pas en concurrence avec les commerçants des Fougères et de la Butte.

On voit bien que si l’on veut vraiment avancer sur ce dossier, la mairie doit établir une véritable concertation avec des associations, qui travaillent bénévolement à la mise en forme de propositions citoyennes dans l’intérêt des Avonnais, et organiser aussi des réunions de quartiers dans lesquelles la libre expression puisse ne pas être un vain mot.

Faute de quoi, le plateau de la gare sera bétonné, comme le pôle gare lui-même va l’être, sans répondre aux besoins que les Avonnais n’ont pas encore eu l’occasion d’exprimer… une fois de plus : chacun sait en effet qu’à Avon les réunions dites de concertation ne sont que des réunions d’information sur ce qui est décidé ailleurs !

lundi 9 février 2009

AVON-STRASBOURG 2 projets d'éco-quartiers totalement différents

AVON : le soi-disant éco-quartier des Yèbles

L’extrait ci-dessous d’une dépêche de l’AFP présente un exemple d’une réalisation de projet d’éco-quartiers reconnu « incontestable ».

Cela pourrait inspirer les « bétonneurs » de notre municipalité et leur Maire !!!

STRASBOURG : Eco-quartier

« Extraits de la Dépêche AFP du 3/2/2009 »

La ville de Strasbourg a dévoilé mardi les grandes lignes d'un second projet d'éco-quartier doté de 450 logements qui sera installé sur une friche industrielle de la brasserie Kronenbourg.
Environ 30% des logements seront réservés au logement social et 5% à l'accession sociale à la propriété.. …

Un nombre non précisé de ces logements présentera une consommation énergétique inférieure de 30% à la réglementation actuelle de 110 KWh/m2/an.

Le projet du "quartier de la brasserie" s'inscrit dans un plan pilote pour l'Est de la France conçu par la communauté urbaine de Strasbourg qui veut "construire la ville de demain" en respectant l'environnement. Un premier projet d'écoquartier strasbourgeois appelé "Danube", avec 600 à 700 logements, doit voir le jour d'ici fin 2011 sur un site à proximité du Rhin.

Comme pour le projet "Danube", le nouveau quartier sera caractérisé par une insertion dans l'environnement existant et favorisera la mixité sociale et le mélange des générations, selon ses promoteurs municipaux.

Le quartier de la brasserie "n'est pas un quartier à part, c'est un quartier comme un autre, pour tout le monde", a insisté le Vert Alain Jund, adjoint à l'urbanisme. "Nous n'avons plus le droit de construire la ville comme il y a 10 ans", a souligné l'élu pour qui "la lutte contre le changement climatique doit aussi se faire au niveau local". "Il nous faut faire la ville en répondant aux exigences à la fois environnementales et sociales", a-t-il insisté en estimant que les économies d'énergie réalisées par les futurs habitants se traduiront par du pouvoir d'achat.

Pour tout savoir :
www.libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2009/02/a-cronenbourg-u.html
www.strasbourgenvert.fr/html/editos.php?article=20071203

mercredi 14 janvier 2009

Le Buffet de la gare d'Avon : un investissement démagogique et non productif


La commune d’Avon a procédé en 2008 à l’achat du Buffet de la gare qui était propriété de la SNCF (RFF), pour un montant de 290 000 EUROS.
En 2009 des travaux d’un montant prévisionnel de 150 000 EUROS sont prévus (le bâtiment est en mauvais état et ne répond pas aux normes de sécurité).

Cet investissement est un non-sens économique qui déséquilibre lourdement les finances communales, un drame en 3 actes.

Le temps : l’achat a été fait au plus haut des prix de l’immobilier, sans négociation sérieuse, aujourd’hui il a déjà perdu 20% de sa valeur.

Le lieu : la gare est celle de Fontainebleau-Avon (c’est écrit sur la façade) ; un investissement au bord des quais ne peut qu’être géré par la Communauté de Communes, voire la région Ile de France en partenariat avec la SNCF.

L’action : le candidat Le Poulain a émis, durant la campagne électorale, l’idée d’en faire un cyber café. La commune n’a pas pour vocation de se lancer dans le commerce et n’a plus les moyens d’entretenir de telles structures : les frais de fonctionnement (entretien, électricité, chauffage, assurances, impôts, salaires) sont très lourds pour un service rendu aux Avonnais très faible.

Et puis le deus ex machina : M. Le Poulain annonce fièrement lors de la cérémonie des vœux du 9 janvier 2009, que la ville rétrocède le Buffet de la gare à la Communauté de Communes (dans quelles conditions ?).

Proches de Vous dénonce l’irresponsabilité de la majorité municipale. Que de perte de temps et d’énergie pour enfin trouver la voie de la raison budgétaire.

Proches de Vous persiste à penser que le projet devait être dès le départ régional. Il faudrait installer un accueil pour le tourisme vert, une porte ouverte sur le château, sur l’agglomération, sur la forêt et les bords de Seine. Le projet devrait associer tous les acteurs économiques, pour créer un lieu rare et novateur, digne des grandes villes d’histoire telles Versailles, Compiègne, Chantilly ou Rambouillet.

mercredi 12 novembre 2008

AVON : la ZAC de la Gare est une duperie


ECO-QUARTIER : un nom usurpé !
Appeler la future ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) de la gare « Eco-quartier » est tout bonnement une contre-vérité, puisque le maire d’AVON ne veut pas qu’il y ait de logements sociaux sur cette zone. Il nous l’a répété à plusieurs reprises en émaillant son propos de « business is business », pour bien nous faire comprendre qu’il n’avait pas l’intention de faire le moindre cadeau aux Avonnais les plus modestes : merci monsieur le maire !

En effet, le concept de Développement Durable comporte aussi une dimension humaniste qui impose la mixité sociale de l’habitat, seule capable d’éviter les ghettos et leurs conséquences. Le plateau de la gare ne sera donc qu’un quartier privilégié de plus (décision nettement plus confortable pour le maire) et en aucune manière un éco-quartier !

Pourtant, l’environnement est bien la priorité du gouvernement actuel dont il est solidaire ? Le nouveau service de l’ « urbanisme » d’Avon ne vient-il pas d’être rebaptisé « Urbanisme, Environnement et Développement Durable » (voir rue Gambetta) ?

En parole, notre maire est toujours excellent, mais ses actes suivent rarement. Dans le cas de la ZAC, notre autocrate a bien choisi son camp : celui du pouvoir de l’argent sans aucun état d’âme pour les hommes et l’environnement !

mardi 21 octobre 2008

AVON : Proches de Vous dénonce les lacunes du projet d'aménagement du plateau de la gare


ZAC de la Gare : Il n’y aura pas de logements sociaux.

Le promoteur a dit non. Notre maire a décidé « en toute indépendance » de lui donner raison.

Rappelons-le, le rôle d’un maire est de défendre ses administrés et surtout ceux qui sont les plus démunis. Il devrait garantir, comme premier magistrat de sa cité, l’égalité devant le droit, la justice pour tous et la garantie de la dignité de ses administrés. Il garantit théoriquement l’égalité républicaine et en particulier l’accès aux droits élémentaires, comme celui d’avoir un logement décent, même pour les citoyens de notre cité ayant de faibles revenus. Il semble bien que cet aspect de sa fonction ait échappé à notre maire lors des projets d’établissement de la ZAC (Zone d’Aménagement Concerté) de la gare.
Aucun logement social ne sera envisagé sur cette zone. Il déclare que la construction de ces logements sera économiquement impossible.
Cette impossibilité vise à ménager un promoteur, bien sûr plus soucieux de réaliser une opération financière la plus rentable possible. Car, si ce n’était pas le cas, Monsieur Le Poulain, notre maire, délivrant les permis de construire, serait à même d’imposer à ce promoteur 20% de logements sociaux.
Au lieu de cela, il préfère entretenir le clivage qui existe encore et toujours dans notre ville d’Avon. Notre cité continue d’être coupée en deux.
Proches de Vous, constate une fois de plus, encore et toujours, que le bien public est sacrifié au profit d’intérêts privés.