mardi 19 mai 2009

Pont de l'Ascension dans les écoles d'Avon : une improvisation totale

« Service Minimum d’Accueil » ?

Monsieur le Maire a décidé d’octroyer le 22 mai 2009, vendredi de l’ascension, au personnel municipal afin que les agents municipaux puissent faire le « pont ». Pour cela il a pensé que les enfants pourraient avoir classe le mercredi 20 mai en lieu et place du vendredi. Les enfants d’Avon auront donc école le mercredi et bénéficieront de tous les services habituels comme la cantine et les accueils pré et post-scolaires.

Cette modification du calendrier scolaire s’est déroulée en catimini. Aucun document officiel à faire signer par les parents, un affichage tardif. Pour seul moyen de communication, un mot daté du 7 mai et copié par les enfants eux-mêmes dans le cahier de liaison.

Beaucoup d’enfants devront effectuer un choix difficile : école ou activités sportives, culturelles ou religieuses pratiquées d’ordinaire le mercredi ? L’école étant par nature obligatoire, les enfants qui iront au foot, à la danse ou à l’atelier théâtre seront-ils accusés d’absentéisme ?

Que vont devenir les enfants dont les parents travaillent le vendredi ? Qui va s’en occuper ? Qui va les garder ? Qui va les faire déjeuner ? Pourront-ils aller au centre aéré et déjeuner à la cantine ? Non, Monsieur le Maire a fermé tous les services municipaux.

Sur le site de la Mairie, une information : « afin d’accueillir vos enfants dans les meilleures conditions, merci de faire connaitre vos besoins… » Cette information n’est valable que pour le mercredi 20 mai. En ce qui concerne le vendredi, la réponse est très claire : rien n’est prévu, il va falloir que vous trouviez vous-même une solution.

Lorsque les enseignants déposent un préavis de grève, la loi impose la mise en place d’un service minimum d’accueil (SMA). Les enfants dont les instituteurs ou institutrices sont en grève sont alors gardés par des employés municipaux. Lorsque le Maire décide seul de modifier le calendrier scolaire et supprime un jour d’école : pas de SMA ?

mercredi 13 mai 2009

Liberté et droits de l'homme en Iran



Soirée débat

Mercredi 3 Juin à 20h15
au cinéma Ermitage, 6 rue de France, à Fontainebleau

POUR UN INSTANT LA LIBERTÉ

Version Originale sous-titrée en français
De Arash T.RIAHI
Résumé : Ali et Merdad tentent de fuir l'Iran avec leurs cousins Asy, 7 ans, et Arman, 5 ans, dans le but de les ramener à leurs parents qui vivent en Autriche. Mais ils doivent d'abord passer par la Turquie et attendre un hypothétique visa. Ils font alors la connaissance d'autres réfugiés iraniens. Des hommes et ces femmes qui attendent désespérément de gagner l'Europe, terre de libertés...

La séance sera suivie d'un débat avec Karim LAHIDJI
Président de la Ligue de défense des droits de l'homme iranienne
Vice président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme

Réservation recommandée par téléphone à partir du 27 mai au 08 92 68 69 22

Contacts Amnesty International: 01 64 22 22 62, Ligue des Droits de l'Homme: 01 64 22 57 71, RESF 77: 06 80 51 63 83

lundi 4 mai 2009

Le mépris du maire d'Avon pour ses administrés

Nous réagissons dans ces colonnes à l’article sur la mixité sociale rédigé par M. Le Poulain dans le magazine municipal Elan daté mars-avril 2009 (page 26).

Dans son style inimitable, il commence par citer quelques chiffres économiques hors contexte dans le but de culpabiliser le contribuable avonnais : l’effet « ciseau » déséquilibre les finances locales et les habitants ne paient pas assez d’impôts.

Nous tenons à rassurer nos concitoyens : la commune d’Avon peut fonctionner tout à fait normalement en prenant quelques mesures de bon sens :

- Réduire les frais de fonctionnements
- Réaliser des projets bien conçus du premier coup (l’aménagement du Square Daubenton était prévu dans une enveloppe de 30 000 €, les multiples dérapages techniques feront passer le coût à près de 300 000 €).
- Garder une grande modestie dans l’approche communale (la mégalomanie est source de tous les déficits).

A titre d’information, le revenu net imposable moyen 2006 est de 14 474 € à Montereau, 17 310 € à Nemours, 23 354 € à Avon et 30 020 € à Fontainebleau. Le pourcentage de contribuables imposés est de 38,4% à Montereau, 48,10% à Nemours, 65% à Avon et 64% à Fontainebleau (sources : Insee).

M. Le Maire poursuit son article en citant une de ses plaisanteries favorites « la mixité sociale à Avon, c’est faire venir les riches, s’il en reste » .

La blague ne nous fait plus rire. Comment peut-on mépriser à ce point ses concitoyens ? Y-a-t-il à Avon des sur-hommes et des sous-citoyens classés par le revenu fiscal ? M. le Maire envisage-t-il de déplacer des populations pauvres pour libérer des appartements, ou d’exproprier des retraités habitant une maison convoitée par un promoteur immobilier ?

La diversité est une chance pour Avon. Allez à la sortie des écoles, du collège de la Vallée ou du lycée Uruguay. Vous verrez des enfants tous différents qui étudient ensemble. Ils sont pleins de vie, ce sont eux l’avenir de notre ville.

mercredi 22 avril 2009

Rémy Dumoncel, le maire d'Avon qui force l'admiration


A l'occasion du 65e anniversaire de son arrestation, le 4 mai 1944, il est nécessaire de rappeler l'histoire de Rémy Dumoncel.

Le 4 mai 1944, à 18h30, Rémy Dumoncel descend du train qui le ramène de Paris où il travaille comme éditeur. Il a été prévenu par téléphone qu'Aristide Roux, Etienne Chalut-Natal et Charles Ziegler, adjoints au maire et interprète de la mairie, ont été arrêtés dans la journée. Pourtant, il a décidé de rentrer pour, dit-il, dans le wagon, à une personne de connaissance, "accompagner dans leur captivité ses subordonnés de la Mairie". Dès qu'il pose le pied sur le quai de la gare d'Avon, il est arrêté par la gestapo.

Ce 4 mai 1944, une dénonciation précise - avoir favorisé la désertion d'un soldat de l'armée allemande - semble être l'occasion saisie par l'occupant pour arrêter une personnalité gênante depuis longtemps. Emprisonnés d'abord à la prison de Fontainebleau, Rémy Dumoncel, Aristide Roux, Etienne Chalut-Natal et Charles Ziegler sont transférés à Compiègne puis déportés en Allemagne, (au camp de concentration de Neuengamme près de Hambourg pour trois d'entre eux). Aucun n'a survécu au régime des camps.

Avant lui d'autres membres de l'équipe municipale avaient déjà été arrêtés puis déportés, Léon Guéneau, responsable de la cantine scolaire, le 3 mai 1943, Paul Mathéry, le secrétaire de mairie qui faisait les faux papiers, le 15 janvier 1944, et Lucien Canus, responsable du ravitaillement à la mairie, le 29 février 1944.

Le Père Jacques, directeur du petit collège des carmes, avait également été arrêté le 15 janvier 1944 ainsi que trois des enfants juifs qu'il cachait avec l'aide de la municipalité. Tous ont disparu.

Au total 23 habitants d'Avon ont été déportés (5 seulement sont revenus).

Après la Libération, sur une fiche de reconnaissance de la qualité de résistant de Rémy Dumoncel, il est signalé comme membre du réseau Vélite Thermopyles, organe de la France combattante (travaillant donc pour le gouvernement de la France libre dirigé par le général de Gaulle à Londres), avec cette mention : "M. Dumoncel a aidé de tout son pouvoir tous ceux qui se sont adressés à lui pendant l'occupation allemande. Il a fait délivrer des cartes d'identité et d'alimentation pour des jeunes gens du STO et des juifs de la Commune. Bienveillant avec tous, il a pris une large part de responsabilité depuis le début de l'occupation, jusqu'à son arrestation, le 4 mai 1944."

Rappelons enfin que, pour leur aide aux juifs pendant l'Occupation, Rémy Dumoncel et le Père Jacques à Avon en 1985, Paul Mathéry à Paris en 2003, ont reçu, à titre posthume, la médaille des Justes.

Comme chaque année le dernier dimanche d'avril, le 26 avril prochain sera la journée nationale du souvenir des déportés.
Une cérémonie aura lieu à 10h30 à l'Hôtel de ville puis sur la tombe du Père Jacques, suivie de l'inauguration d'une plaque sur le mur extérieur du couvent des carmes (pour rappeler l'arrestation du Père Jacques et des trois enfants juifs), enfin au monument aux morts dans le cimetière d'Avon. A 14h30, le Souvenir français organise, à la Maison dans la Vallée, la projection du documentaire "Les enfants du Père Jacques", complément historique au film de Louis Malle, "Au revoir les enfants".
Proches de Vous ne peut qu'encourager les Avonnais à assister à ces manifestations.

lundi 13 avril 2009

Aménagement du quartier de la gare d'Avon: les incohérences des projets en cours













2 projets sont en cours pour aménager le quartier de la gare : le premier appelé « Pôle gare » est lancé, il s’agit de revoir la gare routière. Le deuxième appelé « Plateau de la gare » est à l’étude, il prévoit la construction d’un ensemble de logements sur les deux terrains mitoyens de la gare.

I- Tout d’abord quelques mots sur le Pôle gare…malheureusement démarré !

Les travaux ont démarré et la circulation des bus va être aberrante : deux boucles de part et d’autre de la gare (avec 2 feux tricolores) : perte de temps, d’énergie et pollution sonore, visuelle et CO². La proposition que nous avions faite de tunnel sous les voies aurait permis une circulation plus rapide et moins polluante…et le coût n’en aurait guère été changé (on aurait même pu en profiter pour faire du parking souterrain !)

La création du doublement de la rue de la petite vitesse, vu la déclivité du terrain, va nécessiter la réalisation d’un véritable viaduc…de béton bien sûr. Bel horizon pour les futurs habitants du plateau Est !

Le tunnel entre les deux quais demeure le problème majeur de la gare de Fontainebleau-Avon. Il avait été demandé d’améliorer l’accessibilité aux trains pour les personnes à mobilité réduite. Des rampes en pentes douces ont été refusées : elles prendraient trop de place ! Faute de crédits, les ascenseurs et escaliers mécaniques sont remis à plus tard (Ils figuraient dans le dossier soumis à enquête publique en juin 2007).

Dans l’entrelacs de voies pour bus, autos et taxis, les piétons et cyclistes sont oubliés.

Les espaces verts seront revus, il y a un grand risque que les arbres à haute tige sur le parvis soient abattus, un urbaniste souhaitant améliorer la visibilité de la gare.


II- Plateau de la gare : une dénomination d’ « Eco-quartier » usurpée !


Cet aménagement n’aura rien d’un Eco-quartier. D’abord parce qu’il ne comportera pas de logement social, mais aussi par la difficulté, à certains endroits, d’ouvertures au sud nécessaires à l’habitat bioclimatique. C’est le cas en particulier pour les immeubles R+6 au niveau de l’avenue du Général de Gaulle, à l’angle de la rue de la petite vitesse. En effet, ces constructions feront au minimum R+12 vu le niveau du plateau (environ moins 20 m par rapport au carrefour) et les appartements des niveaux bas, orientés Est, ne pourront donc pas avoir accès au Sud ! Pour le reste, ce sera plus aisé…à condition de bien travailler le plan de masse !

Le projet ne correspond pas aux besoins de la cité. En effet, un Eco-quartier est un quartier étudié et pensé Développement Durable, c'est-à-dire soucieux par définition :
du développement de l’homme social et de sa famille, quels que soient son âge, ses conditions de vie, son handicap éventuel, etc. : la finalité du Développement Durable c’est l’homme avant tout et pas l’inverse !

Ceci signifie que cet homme et sa famille doit pouvoir travailler, sur place si possible, à une tâche de production, matérielle ou intellectuelle, respectueuse de la préservation des ressources (matériaux, énergie, eau, absence de pollutions diverses)…

…afin de préserver son environnement dont il est interdépendant : la dimension écologique est nécessaire, mais n’est qu’une conséquence de la priorité première qui est l’homme !

Le plateau de la gare doit être avant tout un lieu d’activité tertiaire et de services, et non un lieu prioritairement de résidence

Bien évidemment, dans ces services, il faudra en profiter pour mettre ceux qui manquent aujourd’hui à Avon : halte garderie, accueil touristique classique et même développé (organisation d’activités sports et nature créatrices d’emploi), résidence de services type « Résid’ensemble » (Marque déposée des HLM de Marseille) où se côtoient des personnes âgées qui y trouvent des services et de jeunes couples heureux de trouver l’aide de grand-mères sur place, un foyer de jeunes travailleurs, une pépinière d’entreprise, etc. sans oublier un petit commerce de dépannage qui n’entre pas en concurrence avec les commerçants des Fougères et de la Butte.

On voit bien que si l’on veut vraiment avancer sur ce dossier, la mairie doit établir une véritable concertation avec des associations, qui travaillent bénévolement à la mise en forme de propositions citoyennes dans l’intérêt des Avonnais, et organiser aussi des réunions de quartiers dans lesquelles la libre expression puisse ne pas être un vain mot.

Faute de quoi, le plateau de la gare sera bétonné, comme le pôle gare lui-même va l’être, sans répondre aux besoins que les Avonnais n’ont pas encore eu l’occasion d’exprimer… une fois de plus : chacun sait en effet qu’à Avon les réunions dites de concertation ne sont que des réunions d’information sur ce qui est décidé ailleurs !